Journée citoyenne et culturelle pour la classe environnement
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Ce mardi 3 mars, les élèves de la classe environnement, accompagnés de leurs professeurs de Technologie, SVT et SPC ont passé une journée chargée entre Six-Fours et Sanary. Le matin, ils étaient sur la plage de Bonnegrâce pour un ramassage de déchets dans le cadre des Initiatives Océanes de la Surfrider Foundation. L’après-midi était partagé entre la prise photos pour le concours du CAUE du Var sur le thème de l’eau et la visite du muséede la plongée autonome Frédéric Dumas afin de découvrir le matériel développé pour sous l’eau et rendre compte de la biodiversité sous-marine.
La matinée commence sur la plage de Bonnegrâce pour une opération de ramassage des déchets avec la Surfrider Foundation.
La Surfrider Foundation est une association à but non lucratif, chargée de la protection et de la mise en valeur des lacs, des rivières, de l’océan, des vagues et du littoral. Elle organise, grâce aux Initiatives Océanes, des collectes de déchets auxquelles chacun d’entre nous peut participer, mais il est aussi possible de s’inscrire et d’organiser sa propre opération de ramassage. Surfrider fournit alors des sacs poubelles et des gants pour effectuer le ramassage des déchets en toute sécurité.
Les élèves reçoivent leur équipement, gants et sacs de ramassage ainsi qu’une fiche très précise leur permettant de cocher chaque type de déchet ramassé : métaux, verre, platique (fragments, sachets, bouteilles, bouchons, couverts de pique-nique, fil de pêche…), mégôts…

Les élèves reçoivent les consignes pour le ramassage des déchets.
Les élèves travaillent par groupe de deux où trois qui partent à la recherche des déchets. Très vite, les croix se multiplient sur les fiches, ainsi en moins de deux heures, Raphaël et Yossra ont comptabilisé plus de 200 mégôts, Wanis a arrêté de compter ses fragments de sacs plastiques au bout de 200… Nous trouvons des déchets non identifiés et même un emballage de berlingot de javel dont le prix est écrit en francs. Celui-ci a donc plus de 20 ans.

Début du ramassage, les sacs sont encore peu remplis.

Un déchet non identifié. Un berlingot de javel en francs.
Une heure plus tard, après avoir croisé des agents de ramassage des déchets, occupés à la même tâche que nous, nous nous retrouvons à l'autre bout de la plage avec des sacs bien remplis comme celui de Mohamed plein de tissus et métaux, qu'il n'arrivait plus à porter.

Deux équipes de ramassage des déchets. Quelques exemples de déchets retrouvés.

Monsieur Peyret organise un dernier ratissage de la plage en ligne.
C'est le moment du bilan. Les élèves donnent leurs impressions sur ce qu'ils ont ramassé, on observe, on fait les compte et on pèse. Les quantités ramassées sont importantes, c'est inquiétant. Au total, près de 60 kg de déchets ont été ramassés par la classe.

L'équipe "mégôts"

Un premier sac de 8 kg.

Un sac de 14 kg. Un sac de 12 kg.
Pendant notre séance de pesée, Estelle, bénévole à la Surfrider Foundation est venue à notre rencontre pour remercier les élèves, recueillir leur ressenti et discuter des gestes à faire pour éviter que nos déchets se retrouvent dans la mer. On retiendra la règle des 3 R : Réduire, Réutiliser, Recycler.
Après une pause déjeuner bien méritée, nous nous promenons sur le port de Sanary avant notre rendez-vous au musée. Nous découvrons une affiche des 3 "Mousquemers", Frédéric Dumas, Jacques-Yves Cousteau et Philippe Tailliez, un groupe d'amis, passionnés de plongée sous-marine, qui va faire évoluer le matériel de plongée et de prise de vue sous-marine. Certaines de leurs inventions sont présentes au musée Frédéric Dumas. La citation de Jacques-Yves Cousteau "On ne peut pas protéger ce qu'on ne connait pas" donne tout son sens à la classe environnement : faire connaitre la mer Méditerranée aux élèves, son histoire, sa biodiversité, ses richesse, afin qu'ils aient envie de la protéger.

C'est le moment de se séparer : pendant qu'un groupe part faire des photos avec Madame Belloc et Monsieur Peyret, l'autre se rend au musée Frédéric Dumas avec Madame Riquelme.
Dans le cadre de la préparation du concours du CAUE, les élèves ont eu l'occasion de faires des prises de vues sur les plages et le long du parcours en utilisant différentes techniques. Voici quelques uns de leurs clichés:
Déferlante
Mer brumeuse (pose longue: 15' f/4 ISO100 70mm)
Mouettes rieuses
Voyons maintenant ce qu'a fait le groupe qui a visité le musée.
Comme nous l’avait fait remarquer Aurélie lors de notre première sortie sur l’île des Embiez : pour mieux observer la biodiversité marine il faut aller sous l’eau ! Nous avons réfléchi en classe sur les besoins de l’Homme pour aller sous l’eau et les élèves ont identifié les problèmes posés par le milieu aquatique : Comment voir sous l’eau Comment respirer sous l’eau ? Comment se déplacer sous l’eau ? Comment se protéger sous l’eau ? Comment témoigner de ce que l’on a vu sous l’eau ?
Le but de notre visite est de découvrir les objets qui permettent d’effectuer une plongée sous-marine dans de bonnes conditions.
Au musée, nous sommes accueillis par François Tilquin, un ancien professeur de SVT.
Le musée présente l'histoire et l'évolution des objets qui permettent de résoudre les problèmes liés à l'exploration sous-marine. La visite commence par la présentation des 3 Mousquemers : Jacques Yves Cousteau, Frédéric Dumas et Philippe Tailliez, pères fondateurs de la plongée sous-marine avec scaphandre autonome. On apprend que c’est dans le Var que se trouve le berceau historique de la plongée !
Dans les premières vitrines en face de l’entrée nous observons de nombreux caissons étanches destinés à contenir des appareils photo ou des caméras non étanches, pour réaliser des vues subaquatiques. En effet les plongeurs ont très vite eu envie de témoigner de leurs découvertes lors de l’exploration du milieu marin.
Certains caissons sont des bricolages faits à partir d'objets du quotidien détournés, comme le remarquable caisson cocotte-minute réalisé dans les années 1980 qui permet la prise de vue avec des appareils photo ordinaires. Les appareils photos ont évolué et certains sont maintenant étanches par construction.
Les élèves découvrent ensuite une copie du premier scaphandre à pieds lourds inventé par le Chevalier de Beauve en 1715. Il faut savoir que dès l’Antiquité, l’Homme essaie d’aller sous l’eau et d’y rester le plus longtemps possible. Le scaphandre ne permet pas une plongée autonome car il est alimenté en air de surface par un soufflet. Seules les plongées verticales sont possibles. François nous propose de regarder sur tablette un extrait du film « Ridicule » qui met en scène ce scaphandre.

François questionne les élèves afin qu’ils décrivent le problème de la vision sous l’eau : elle est floue car notre œil est adapté à une vision dans l’air. Il a fallu inventé des objets permettant à l’oeil d’être en contact avec de l’air même sous l’eau. Nous avons pu observer de nombreux masques, mais l'objet le plus ancien qui a permis à Frédéric Dumas de découvrir le monde sous-marin en 1936 est une petite paire de lunettes en bois utilisée par les pêcheurs de corail.
L’Homme est adapté pour respirer dans l’air mais sous l’eau, sans équipement il faut interrompre sa respiration : c’est la plongée en apnée. Elle ne peut pas durer très longtemps. Il faut alors utiliser un tuba qui permet qui permet de respirer par la bouche et de rester en surface. François nous a montré un tuba réalisé dans les années 1950 avec un morceau de tuyau en caoutchouc tenu courbé avec une corde à piano. Pour plonger plus profond il faut utiliser des bouteilles dans lesquelles l’air est comprimé. Elles sont équipées d’un détendeur qui permet au plongeur de respirer à la bonne pression quand il le souhaite.
La plongée autonome a permis le mouvement dans les 3 dimensions, le plongeur utilise des palmes qui ont d’abord été appelées nageoires. On observe des prototypes de différentes palmes faites à la main et en caoutchouc et en tissu.
Pour pouvoir passer plus de temps sous l’eau, le plongeur se protège avec des combinaisons en fonction de la température de l’eau, de la profondeur et de la durée de la plongée.
François termine sa présentation en nous faisant découvrir une séquence du film « Par 18 m de fond » réalisé par J-Y Cousteau en 1942 avec les 3 Mousquemers où l’on a vu les plongeurs équipés de nageoires de dauphin en caoutchouc, d’une ceinture de plomb, d’un masque réalisé dans une vieille chambre à air et d’une arbalète bricolée pour chasser.
La suite de la visite est pédagogique et dynamique : les élèves, en équipe de 2, munis de leur fiche de travail, recherchent les objets qui ont permis de répondre aux besoins des plongeurs, ils les observent pour décrire leurs fonctions et décrivent les matériaux utilisés. Ils réalisent des photos des objets choisis, utilisent la tablette et les QR-codes présents sur les objets pour compléter leurs investigations et questionnent les membres du musée.
Un grand merci à François, Philippe et Juliette qui est sont membres de l’association du musée Frédéric Dumas pour leur accueil. http://museedumas.fr/pages/2020_wallon_musee/
