La classe environnement 5ème le long de la Reppe

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Mardi 22 mars 2016 les élèves de la 5ème5 (classe environnement) se sont rendus à Ollioules pour voir la Reppe et le Canal des Arrosants. A cette occasion ils ont pu visiter une exploitation horticole ainsi que le Moulin du Palisson. Cette sortie a été longuement préparée par les professeurs (Mme Lefevre, Mme Riquelme et M Peyret), avec l’association l’Amicale de la Reppe (son président M Joël Digo), avec l’Office du Tourisme Ollioules – La Seyne – Six-Fours (M Martin Grange notre guide) et le gardien du Moulin du Palisson (M Charles Lebon).

Depuis plusieurs semaines nous avons préparé les interventions et les thèmes à developper avec M Digo qui nous a fourni une bibliographie et des documents sur la Reppe, sa biodiversité, son histoire et celle d’Ollioules. Nous avons alors convenu du choix des intervenants en fonction de ces éléments.

M Peyret a fait travailler la classe sur le cycle de l’eau, sur la lecture de carte topographique et sur la notion de Karst. Les documents historiques ont permis de comprendre certains éléments et de définir le vocabulaire (Horts, Restanques, Béal…). Mme Lefevre est intervenue pour préciser le contexte historique et faire le lien avec le cours puis s’est interessée à l’hydrogéographie et à l’utilisation de l’eau.

M Grange est alors intervenu en classe pour préparer la visite utilisant un support de l’Amical de la Reppe. Cette intervention a permis de poser les bases nécessaires à la compréhension des éléments de la visite. La classe, bien qu’un peu trop enthousiaste en a tiré un bénéfice certains autant au niveau des conaissances que de la culture locale.

Le canal change de rive en passant par la resclave (sous la chute).

Le jour de la sortie, nous partons de l’Office du Tourisme d’Ollioules où nous attend notre guide. Nous nous dirigeons d’abord vers le jardin du Couvent des Observentins accessible par une traverse depuis la place Trotobas. Ce jardin est aménagé sur l’une des rives de la Reppe. On y voit couler le fleuve qui chute au dessus d’une resclave. Cette resclave est une partie couverte du canal qui change de rive. On peut y observer plusieurs espèces d’oiseaux et de plantes (canards, saule…). Le niveau de l’eau est plus faible que la normale.

Une porte martelière sur une bifurcation du Béal, on remarque les détritus.

Nous poursuivons ensuite Chemin de Saint-Roch où nous suivons le canal parfois visible, parfois couvert en pleine ville. Nous arrivons au chemin du Pont du Berger où des ouvertures grillagées sont pratiquées dans les murs d’enceinte des propriétés, chacune pouvant bénéficier de l’eau de canal. Des portes martelières permettent de controler les débits. Nous constatons que la proximités de container et de poubelles génère de nombreux déchets dans l’eau (électronique, emballages, bouteilles, canettes).

Deux crapauds au milieu du cresson (l’eau est donc saine).

 

Les jardins vus du chemin.

Nous poursuivons encore et au fur et a mesure que les murs s’abaissent nous apercevons les jardins anciennement cultivés (fleurs, maraîchages). Nous remarquons des arbres exotiques comme les avocatier et les agrumes. L’eau du canal est maintenant bien plus propre comme l’atteste le cresson qui y pousse. Nous croisons même une couple de crapauds de belle taille.

Devant la serve.

Nous arrivons à un virage où le Béal voit sa pente s’accentuer ce qui donne de la vitesse à l’eau. ici il dessert une serve, c’est-à-dire un bassin. Il permettait le stockage de l’eau lorsque sont utilisation, équitablement répartie entre les propriétaires était limitée (contrôle des minutes des eaux). Il dispose d’un trop plein qui permet d’évacuer l’eau excédentaire. Des poissons y ont élu domicile. Nous sommes rejoint par un journaliste dont l’article est paru dans le Var Matin du 24 mars 2016.

L’exploitant explique sont métier et les étapes de la culture.

 

L’interieur des serres.

En face nous rencontrons un horticulteur dont la production est essentiellement constituée de gueules-de-loups (mufliers). Il nous explique comment il cultive ses fleurs et nous fait visiter ses serres. Il présente quelques plantes aromatiques aux élèves.

Noria à main restaurée.

Nous poursuivons notre marche jusqu’à observer les norias. D’abord un système mû par les animaux puis une noria à godets. Ces ouvrages permettent de relever l’eau pour la distribuer au dessus du canal. Nous observons de nombreux poissons dans l’eau.

Un groupe d’élèves longe la resclause (canal élargi).

 

M Lebon leur présente le tribulum.

M Lebon présente la roue à augets après avoir montré son emplacement au sous-sol.

 

  
 
La roue à cuillers exposée.

Le Béal s’élargit, c’est la resclause qui permet au moulin du Palisson d’avoir assez d’eau pour fonctionner. Nous rencontrons alors son gardien qui nous accueille et nous explique le fonctionnement du moulin aux différentes époques. Il nous montre que la restauration est en cours, nous pouvons voir la roue à cuiller fabriquée par les élèves des lycée Langevin et les travaux d’installation de la roue à augets ainsi que les meules et la structure qui les entoure. Le moulin est aussi un musée des outils de culture et de traitement du blé: ainsi, les élèves ont pu découvrir fléaux, volants, faux et faucilles ou encore la planche à dépiquer (tribulum). Les élèves sont étonnés de la diversité des outils, en effet, on voit encore des couteaux à foin, crible (tamis), balances, tarare (venterelle) …

Nous finissons par revenir sur nos pas et à prendre une pause déjeunée bien méritée au parc de la Fraternité ou chacun à bien pris soin de ramasser ses déchets pour préserver ce lieu menacé par les activités humaines. Après cette (petite) matinée de marche nos élèves rentres échauffés pour leur cours d’EPS et vont avoir beaucoup de travail!

 

classe environnement 5ème

Tous droits réservés, photos prises par M Peyret.

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