Les 6°3 environnement à la fête de la science
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Dans le cadre de la fête de la science, les élèves de 6°3 se sont rendus au Parc de la Navale le vendredi 9 octobre, pour participer à deux ateliers en lien avec la thématique de leur classe environnement : biodiversité marine et exploration des fonds sous-marins.
Au stand de la société Prolexia, grâce à un simulateur où ils se sont retrouvés pilotes du ROV Victor 6000*, ils ont pu explorer les grands fonds sous-marins et découvrir les contraintes et la biodiversité de ce milieu extrême. * Le ROV Victor 6000 est un robot pour l’exploration des grands fonds sous-marin qui appartient à Ifremer. Il est capable de filmer et d’emporter divers équipements afin de prendre des mesures et de faire des prélèvements.
Voici le compte rendu d’Ikram :
Nous sommes allés au Parc de la Navale pour la fête de la science. Comme nous étions en avance, nous avons regardé l’exposition sur la Tortue d’Hermann. Enfin le grand moment est arrivé ! Nous nous sommes divisés en deux groupes, un groupe avec Monsieur Guarinos et l’autre avec Madame Belloc. Le groupe de Madame Belloc a commencé par des jeux vidéo. Il fallait conduire un engin d’exploration sous-marine et réaliser une des trois missions proposées. Le but de la mission que nous avons testé était d’explorer les grands fonds (plus de 3000 mètres) et leur biodiversité. A cette profondeur les températures sont comprises entre 1 et 2°C et la pression est 300 fois plus forte que la pression atmosphérique. Nous avons découvert trois espèces qui pouvaient vivre à cette profondeur : des crevettes, des moules et des crabes. L’intérêt de ce simulateur est de faire découvrir au grand public des endroits inaccessibles comme les grandes profondeurs grâce à images provenant des vraies expéditions scientifiques.

Les explications au début du jeu. Bilel à 3600 mètres de profondeur.
Tanina aux commandes.

Simon se prépare à prélever les crevettes aveugles.
Au stand d’Ifremer, les élèves ont d’abord observé le bateau hauturier « Pourquoi pas », de retour de mission et à quai en ce moment puis ils ont pu réaliser des expériences montrant l’influence du changement climatique sur les océans et les espèces.

Le « Pourquoi pas », à Brégaillon.
Voici le compte rendu de Walid :
Nous sommes partis à la fête de la science avec Monsieur Guarinos et Madame Belloc. Nous avons séparé la classe en deux groupes et moi je faisais partie du groupe de Monsieur Guarinos. Le premier stand que nous avons visité était celui de la mer et de la pollution. Ils nous ont posé des questions ; « qu’est-ce qui pollue la mer ? » Nous avons répondu « les déchets des humains ». Mais il y a aussi le changement climatique qui agit sur les océans. Alors nous avons mis de l’eau et du sel dans une bouteille pour représenter la mer salée. Moi, j’ai mis un peu trop de sel donc j’ai dit que je représentais la Mer morte. Ensuite nous avons mis du jus de choux rouge dans notre eau de mer. Le jus de choux rouge est un indicateur qui change de couleur en fonction de l’acidité. Nous avons pris une autre bouteille et nous avons mis du vinaigre. Dans un ballon, nous avons mis du bicarbonate et nous avons accroché le ballon au goulot de la bouteille. Quand le bicarbonate est tombé dans le vinaigre, un gaz a fait gonfler le ballon, c’était du CO2. Nous avons mis le CO2 dans la bouteille « Mer morte » et nous avons secoué. L’eau avec le jus de choux rouge est devenue violette, cela montre que le CO2 rend l’océan plus acide. Et si l’océan devient plus acide, cela peut avoir des conséquences sur les animaux marins à coquille calcaire comme les huitres. Nous l’avons vu en mettant une craie dans du vinaigre.
En fin d’atelier, les personnes du stand nous ont donné des cartes pour jouer, il y avait dessus des patelles, des algues brunes et des algues vertes. Le but du jeu était de nous montrer l’influence du réchauffement climatique sur la biodiversité. Lorsque la température augmente, les algues vertes prolifèrent et les patelles se reproduisent plus vite. Les patelles mangent les algues brunes et lorsqu’une algue brune est mangée, elle est remplacée par une algue verte. A cause du réchauffement climatique, les algues brunes disparaissent petit à petit et sur le rocher il n’y a plus que des patelles et des algues vertes.
Une expérience expliquant les courants océaniques.
Algues brunes, patelles et algues vertes sur un rocher.