IFREMER20

Jeudi 7 mars 2019, les classes de 6°6 et de 5°5 du collège Henri Wallon se sont rendues à l’Ifremer, dans la zone de Brégaillon, à La-Seyne-sur-Mer.

Ces deux classes participent actuellement à des projets autour de la pollution plastique dans les océans (Graine de Reporters Scientifiques pour les 6°6 et les Cordées de la Réussite pour les 5°5) et c’est à ce titre qu’Erick Buffier et Patricia Gontier, de l’Ifremer, après être venus au collège en janvier, ont organisé une visite.

En plus du laboratoire Environnement et Ressources, directement lié à nos projets, trois autres ateliers ont été prévus, afin de présenter aux élèves la diversité scientifique et technologique de l’Ifremer : une présentation globale et locale de l’Ifremer, une visite au département Systèmes Sous-Marins, et une expérience de réalité déportée.

Quatre groupes sont formés et guidés par une personne de l’Ifremer sur les différents ateliers où nous sommes accueuillis par des techniciens ou des ingénieurs.

Nous apprenons que l’implantation du centre Ifremer à La Seyne-sur-Mer a été retenue pour deux raisons. La première est liée à la configuration particulière des fonds marins au large de la Seyne : en effet, à partir du site de Brégaillon, après 2h de navigation, on a accès à des profondeurs de 3000m et on peut donc facilement tester les nouveaux équipements sous-marins. La deuxième est liée à la présence de la Marine Nationale et des industriels associés, qui a permis à cette région de posséder un haut niveau de compétences dans le domaine des technologies marines et sous-marines.

L'Europe, navire de l'Ifremer à quai  Brégaillon

Au département Systèmes Sous-Marins, le Victor 6000 et le Nautile sont en mission. Les élèves peuvent cependant observer le HROV Ariane : c’est un robot sous-marin hybride, qui peut être téléopéré ou autonome. C’est le premier ROV qui porte un prénom féminin. Il est plus petit et plus agile que les autres robots, de ce fait, il est capable de remonter des falaises très abruptes. Il est par exemple utilisé pour effectuer des prélèvements ou prendre des photos dans les canyons sous-marins de Méditerranée.

Le HROV Ariane : on peut voir le bras articulé à l'avant.

Jeanne nous présente le Parc national des Gliders : les gliders (planeurs sous-marins) sont des robots autonomes d’environ 1,5m et 60kg. Ils sont équipés d’ailes leur permettant de planer dans la colonne d’eau jusqu’à 1000m de profondeur et de capteurs physiques ou biochimiques pour effectuer des mesures (température, salinité, oxygène, chlorophylle…). Les gliders appartiennent à différents laboratoires mais ils sont regroupés dans le parc, ainsi, ils mobilisent une seule équipe technique, et tous les équipements nécessaires dans une même infrastructure.

  

Suivant les constructeurs, les gliders ont des formes différentes.

Nous avons aussi pu voir les AUVS AsterX et Idef: ce sont des véhicules sous-marins autonomes qui ont pour mission l’étude des fonds marins ou de la colonne d’eau jusqu’à 2800m de profondeur.

Au laboratoire Environnement et ressources, nous avons été accueillis par Olivia, Maryvonne et Marco. Maryvonne nous montre comment elle étudie les échantillons de microplastiques prélevés en mer par les filets manta. Elle place la boite de Pétri sous la loupe binoculaire puis détermine et compte chaque type de microplastique : fragment, pellets (granulés servant à la fabrication d’objets en plastiques), film, fibre, polystyrène, autre. Pour finir, elle détermine le nombre total de microplastiques dans l’échantillon.

 

 

Maryvonne observe notre échantillon de microplastiques : il contient de nombreux granulés industriels.

Marco travaille sur la mise au point d’une technique qui permettra d’identifier le type de microplastique grâce à la fluorecence.

   

Dans le laboratoire où Marco nous explique ses recherches.

Pour la classe de 6ème 6, qui doit réaliser un petit clip de 3’30 afin d’expliquer comment la Méditerranée est devenue une mer de plastique, le passage dans ce laboratoire a permis aux élèves d’appréhender un peu mieux la réalité du travail des techniciens et chercheurs pour obtenir des données sur la présence des microplastiques dans les océans.

Nous terminons le compte-rendu de cette visite par la réalité déportée présentée par Tim et très appréciée par les élèves : il s’agit, par l’intermédiaire d’un casque de réalité virtuelle de se retrouver déporté dans un autre lieu. Ici, sous l’eau, à 1700m de profondeur sur la dorsale médio-atlantique. Les élèves peuvent observer des fumeurs noirs : ce sont des jets brûlants, de plus de 350°C ; malgré cette température extrême et la profondeur, on peut observer des moules qui vivent accrochées aux roches. En levant la tête, on peut voir dans la colonne d’eau au-dessus de nous, quelques poissons, le HROV Ariane qui circule et, posée sur le fond, une station de mesures permanente.

  

Nous remercions tous les personnels, techniciens et chercheurs qui ont permis aux élèves de découvrir l'Ifremer, un acteur majeur en sciences et technologie. Les élèves ont apprécié découvrir ce fleuron de l'industrie et de la recherche locale à deux pas de chez eux. Ce fut pour eux un temps fort du projet sur les microplastiques.

 

Mme Belloc, M Peyret.