Dans le cadre d’un projet « L’économie circulaire appliquée au déchet » que mène l’Académie de Nice, en partenariat avec l’entreprise Pizzorno et Nice-matin, la classe de 4ème 6 du collège a eu l’opportunité de se rendre sur le site de l’U.V.E. (Usine de Valorisation Energétique) de Toulon. C’est le premier groupe reçu sur ce site, pour découvrir que cette usine n’est pas un simple incinérateur, en effet, elle transforme les ordures ménagères en énergie (valorisation énergétique des déchets).

Les élèves et leurs professeurs, Madame Riquelme, Monsieur Le Gallo et Madame Belloc sont accueillis dans la salle pédagogique du site où on leur explique d’abord le fonctionnement de l’usine avant ensuite, d’aller découvrir par petits groupes la salle de contrôle avec vue sur le hall de déchargement. Le reste de l’usine ne peut se visiter, pour des questions de sécurité, bien sûr.

 

       

L’U.V.E. de Toulon reçoit les ordures ménagères de 26 communes alentours, ce qui représente environ 500 000 habitants mais aussi les DASRI (déchets d’activité des hôpitaux).

 

 

Les camions arrivent en permanence sur le site qui fonctionne 7 jours sur 7 et 24 h sur 24 (sauf entretien). Ils déchargent tous leurs déchets dans une fosse : c’est un réservoir d’ordures qui va être brassé et alimenter au fur et à mesure un des trois fours de l’U.V.E.. Un grappin (grosse pince) attrape les déchets et les lâche dans une trémie qui les conduit dans un des fours dont la température se situe entre 850 et 1000°C.

 

       

Le hall de déchargement des ordures ménagères.

Le grappin qui mélange les ordures puis les dépose dans la trémie.

 

Là, les déchets prennent feu et brûlent jusqu’à être réduits en cendres.

La chaleur libérée lors de la combustion des déchets permet de chauffer de l’eau qui circule dans un réseau de tuyaux afin de la transformer en vapeur. Cette vapeur est valorisée, soit sous forme d’électricité, soit sous forme de chauffage.

Pour la valorisation en électricité, la vapeur sous haute pression va alimenter un groupe turbo alternateur qui va produire de l’électricité qui sera autoconsommée par l’usine pour une part et réinjectée dans le réseau EDF pour l’autre part. La quantité d’électricité réinjectée correspond à la consommation annuelle d’électricité d’une ville de 50 000 habitants (hors chauffage).

Pour la valorisation en chauffage, une partie de la vapeur produite est déviée et va chauffer un réseau secondaire d’eau dont les conduites vont partir vers les foyers de la Beaucaire et d’une partie de la Cité Berthe.

Cette valorisation énergétique des ordures ménagères s’accompagne cependant de la production de résidus.

Les résidus solides de la combustion, appelés mâchefers (cendres, différents métaux qui n’ont pas brûlé…) sont transportés à Pierrefeu-du-Var où ils sont triés (séparation du fer, de l’aluminium qui repartent dans un circuit de recyclage), le reste étant commercialisé, notamment pour des travaux de remblais routiers.

 

Ecran de contrôle montrant les mâchefers.

 

Les fumées issues de la combustion des déchets seraient évidemment néfastes pour l’environnement et la santé. C’est pour cela que l’U.V.E. possède un système très performant de traitement des fumées qui permet de récupérer des résidus solides chargés en métaux lourds et des résidus gazeux. Ainsi, les rejets réalisés par la cheminée dans l’atmosphère possèdent une quantité de polluants inférieure au seuils limites autorisés.

 

 

Schéma du fonctionnement d'une U.V.E.

 

A l’avenir, en développant encore le tri et en favorisant le compostage, le but est de réduire la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères, afin que la combustion des ordures produise une moindre quantité de vapeur d’eau.

Les élèves connaissaient l’intérêt du tri sélectif (papier, plastique, verre, aluminium) qui permet de valoriser la matière. Grâce à la visite de l’U.V.E., les élèves ont découvert que les ordures ménagères, qui ne peuvent pas faire l’objet d’une valorisation de matière, peuvent en revanche prétendre à une valorisation énergétique. Ainsi, les déchets rentrent dans le circuit de l’économie circulaire en produisant de l'énergie sans prélever de nouvelles ressources naturelles épuisables dans l'environnement.

        

La salle de contrôle des différentes installations.

Le poste de commande des grappins.